La Lettre à Helga

la lettre à helgaJ’avais beaucoup lu d’éloges à propos de La Lettre à Helga, court roman épistolaire, publié lors de la rentrée littéraire de Septembre 2013.

Comme souvent, après m’être forgé un horizon d’attente plutôt ambitieux, je suis déçue. Et ce court texte n’a pas dérogé à cette habitude malheureusement. Quoi qu’il en soit, La Lettre à Helga est un roman de qualité (publié aux éditions Zulma, je n’en attendais pas moins) mais je suis restée un peu hermétique à cette histoire d’amour manqué.

Bjarni Gíslason, ancien contrôleur de fourrage, est un vieil homme qui sent que la vie va bientôt le quitter. Il revient dans une longue lettre sur l’amour de sa vie, Helga, femme inaccessible, pourtant voisine de la ferme qu’il a habitée. Ce que je garderai comme souvenir de cette lecture, c’est de toute évidence la force de la nature et le pouvoir de celle-ci sur les êtres vivants. En Islande, les éléments ont une importance particulière, ils rythment la vie car ils peuvent se réveiller à tout moment et tout anéantir dans un spectacle ahurissant de beauté. Mais parfois, leur poids écrasent les  êtres fragiles que la Terre abrite. On en souffre, mais on ne peut pas faire sans. Toute sa vie, Bjarni aura aimé Helga d’un amour passionné, puissamment charnel sans pouvoir officialiser son union avec elle, ne devant se contenter que de petites trahisons faites à sa femme et de la douleur de voir celle qu’il aime dans les bras d’autres hommes.

Ce qui m’a gênée dans ma lecture, c’est la crudité des termes qui rompent avec la poésie du texte. Les scènes d’amour sont liées à une violence sauvage, passionnelle, certes, mais bestiale, qui ne m’a pas du tout séduite.

La répétition de certains éléments comme le leitmotif de l’urine d’animaux, au coeur de la vie des personnages, m’a un peu lassée également même si j’aurais appris que pour avoir une chevelure de rêve, il faut délaisser shampoing et autres cosmétiques au profit d’urine fermentée. Bizarrement, je sens que je ne tenterai pas la coutume locale …

En tout cas, je poursuivrai avec plaisir ma découverte de la littérature islandaise commencée il y a quelques mois déjà avec Stefansson.

Bergsveinn Birgisson, La Lettre à Helga, éditions Zulma

2ème participation au challenge amoureux des Chroniques culturelles, catégorie « amours impossibles »

La Lettre à Helga

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