Elle marchait sur un fil

 » Un vertige et un chantier. Elle sourit en pensant que c’était la parfaite métaphore de sa vie nouvelle. Des pensées contradictoires se bousculaient. Sans Le Fil, je serais tombée. Sans Le Fil, je ne saurais même pas ce que c’est que tomber. »

delerm

On ne présente plus Philippe Delerm, auteur notamment de La Première gorgée de bière ou du plus récent de Je vais passer pour un vieux con.

Son dernier roman, Elle marchait sur un fil, développe les thèmes de la renaissance, du monde du spectacle et des relations surprenantes que l’on peut établir au hasard des rencontres.

Marie vient d’être quittée par son compagnon. Celui-ci a refait sa vie avec une femme plus jeune tandis qu’elle reste dans cet entre-deux en attendant la survenue d’un événement qui l’emporte et qui lui fasse comprendre que la vie, malgré tout, a du sens.

Entre Paris et la Bretagne, Marie s’entoure d’enfants. De sa famille de sang d’abord, puis d’une autre famille, celle du théâtre.

Embarquée dans une aventure de création, qui bousculera son existence et celle de son fils, Marie se sent revivre. Elle réalise l’un de ses rêves : monter un spectacle. En équilibre sur ce fil, tendu entre le passé et l’avenir, entre renoncement et création, le personnage est porteur de plusieurs interrogations : comment se reconstruire après un échec ? Comment concilier à la fois nos regrets et nos projets ?

Mais, il soulève également la question de l’éducation notamment par l’intermédiaire du personnage d’Etienne, fils de Marie et de Pierre. Reçu au Conservatoire, il a préféré abandonner sa carrière artistique pour devenir architecte d’intérieur et avoir des revenus décents. Cela devient un sujet de discorde avec sa mère qui n’accepte pas cet échec et ce manque d’ambition pour son fils.

Ce roman est également une ode à la vie, la promesse que le meilleur peut encore advenir alors que l’on a cinquante ans passés.

Le lecteur connaissant un peu la famille Delerm, le père écrivain et le fils chanteur, pourra également penser à la dimension autofictive de ce roman au cœur de l’art.

Philippe Delerm, Elle marchait sur un fil, éditions du Seuil, 17 €, avril 2014.

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Elle marchait sur un fil

Une réflexion sur “Elle marchait sur un fil

  1. J’ai trouvé que l’ouvrage s’essoufflait un peu. Que c’était très beau, très agréable à lire ; mais que la fin était trop prévisible, trop ficelée.
    Et puis Philippe Delerm approche beaucoup de thèmes grandioses, sans forcement les enrober de réponses.
    Ma conclusion était que j’étais sans doute trop jeune pour aimer ce livre. (19 ans)

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