Douze ans d’esclavage

12 years a slave12 years a slave est un film poignant de Steve Mc Queen  sur l’esclavage. Plébiscité par les critiques et les spectateurs, il offre un tableau  marquant de cette sombre période de l’histoire américaine.

Il s’agit de l’adaptation de l’autobiographie de Solomon Northup,  un homme libre d’origine géorgienne, qui a subi l’esclavage  après un kidnapping.

Au début du film, dans les années 1840, Solomon  est un artiste heureux, un violoniste vivant avec sa femme et ses deux enfants, à New York.  Un jour, il fait la rencontre de deux étranges personnages qui, sous couvert de lui offrir un emploi, vont lui voler sa liberté. Solomon quitte contraint et forcé la côte Est des États-Unis pour se retrouver à ramasser du coton dans une plantation de Louisiane. Son courage et sa détermination à retrouver les siens lui donneront la force de survivre : peu à peu il apprendra à éviter les coups de fouet tout en se rendant utile pour ses maîtres.  Sans cesse confronté à la douleur morale et à la souffrance physique, Solomon  n’oublie jamais qu’il est un homme libre.

Ce drame met en évidence les conditions de vie effroyables des esclaves et la cruauté dont font preuve les blancs :  les coups de fouet pleuvent et les humiliations sont quotidiennes car les « maîtres » considèrent que les noirs sont leurs propriétés, et sont nés pour travailler dans les champs et ramasser au moins 90 kg de coton par jour. Libres de donner la mort,  de violer ou encore de frapper pour leur seul plaisir, les maîtres se réclament sans cesse de Dieu  tout en commettant des actes de barbarie. Mais, les femmes ne sont pas innocentées pour autant, incitant leurs maris à faire preuve de toujours plus de cruauté pour satisfaire leur  besoin de domination.

Le film est porté par le personnage de Solomon, interprété par Chiwetel Ejiofor, que l’on suit 12 ans durant, de son kidnapping à sa libération.  Certaines séquences sont extrêmement violentes, notamment celle où Solomon accepte de frapper une autre esclave  plutôt que de se révolter ou encore lorsque les maîtres punissent leurs esclaves en leur donnant la mort par pendaison. Mais, ce genre de ce séquence n’est-il pas nécessaire pour faire prendre conscience aux spectateurs des réalités de l’esclavage ? C’est assurément ce qui fait, je crois, que l’on ne l’oubliera pas de sitôt, même si quelques longueurs viennent un peu amoindrir l’intensité du film.

12 years a slave, un drame coup de poing sur l’esclavage, actuellement au cinéma.

Douze ans d’esclavage

6 réflexions sur “Douze ans d’esclavage

  1. Très bon article comme toujours 🙂 Film coup de poing : l’expression est juste et appropriée. Je l’ai trouvé très beau même si effectivement c’est violent jusqu’à l’insoutenable. J’ai dû sortir pour ma part pendant la séquence où il doit « punir » Patsy.
    Il me semble que c’est un film grandiose, et pas seulement grâce à l’interpretation des acteurs. La musique, le rythme, les plans sur les champs de coton, sur le visage de Patsy (et tout le désespoir qu’elle ne peut plus contenir par moments) … c’est juste magnifique. Et empreint de poésie en effet. Malgré la violence, l’horreur, la barbarie. C’est sûr qu’il s’agit de l’un de ces films qu’on n’oublie pas …

    1. Merci ! J’avoue que j’ai trouvé le film moins violent que La passion du christ, qui pour le coup m’avait véritablement rendu physiquement malade pendant quelques heures. J’étais plus jeune quand je l’ai vu aussi. Mais j’ai fermé les yeux quelques secondes car c’était difficilement supportable sur la longueur. Ce qui n’a pas empêché nos deux voisins de s’empiffrer de pop corn, d’ailleurs !

  2. milleetunefrasques dit :

    J’ai beaucoup aimé ce film. Les scènes de fouet étaient d’une violence rare, j’en ai souffert dans mes tripes.

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