Petit éloge de la haine

Après ma lecture du très intéressant Petit éloge des amoureux du silence, j’ai eu envie d’approfondir ma découverte de cette collection publiée chez Folio. J’ai choisi un titre que je trouvais surprenant, Petit éloge de la haine, de Nathalie Kuperman. Si le lecteur peut trouver le sujet déroutant, il n’en est pas moins pour l’auteur qui d’emblée annonce : « Moi, écrire un éloge de la haine ? Impossible : La haine, le mot même me tait froid dans le dos. Pourquoi alors n’ai-je pas proposé de parler de l’amour lorsque l’on m’a demandé de participer à l’aventure des « Petits éloges » ? ». Cela ne laissait présager rien de bon, mais je me suis dit que cette démarche pouvait être intéressante quand même…

Le livre est en fait la succession de nouvelles aux tons très différents mettant en scène la haine (encore que ce terme soit discutable quant aux situations décrites…). On croise ainsi une femme qui a une peur viscérale des clochards confrontée à la réaction plus mesurée de son amie, un couple qui explose suite à la présence d’une souris dans leur appartement, deux enfants qui se chamaillent puis se déchirent pour une histoire de monstres ou encore un homme en vient à ne plus supporter sa maîtresse car elle le rend impuissant…

J’ai été vraiment déçue par cette lecture… Je m’attendais à un éloge paradoxal, à un texte mordant, incisif, à une exploration de ce violent sentiment qui est le pendant de l’amour ! Mais les textes sont peut être trop courts pour développer les mécanismes de la haine, qui est, il me semble, un sentiment puissant qui s’étale dans une certaine durée, pour mériter son nom…

J’espère que le Petit éloge de la douceur écrit par Stéphane Audeguy me convaincra davantage…

Petit éloge de la haine

10 réflexions sur “Petit éloge de la haine

  1. Alors là, tu vois, je rejoins la 1ere réaction de l’auteur. personnellement, je n’aurais pas associé les mots « éloge » et « haine » dans la même phrase… Surtout s’il n’y a pas de second degré dedans. Si c’est quelconque, que ça ne fait pas réfléchir, que ce n’est ni mordant ni incisif, alors on flirte avec le danger…. Mais bon, du coup, évidemment ma curiosité est carrément titillée!!😉

    1. Oui, c’est exactement ça, ça pourrait être dangereux… L’auteur parle d’un éloge de l’écriture de la haine, mais ce n’est pas le titre retenu.

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